Selon un nouveau rapport du DPB, l’absence de régime national d’assurance-médicaments représente un coût énorme pour les contribuables

Le Canada est le seul pays au monde ayant un régime universel d’assurance-maladie qui ne couvre pas l’accès aux médicaments. Ainsi, une (1) personne sur 10 au Canada est incapable de payer les médicaments qui lui sont prescrits. Au Québec, ce chiffre atteint 12 %. Le régime public d’assurance-médicaments est la pièce manquante à notre système universel de soins de santé. Un tel régime signifierait accès égal, et à coût abordable, aux médicaments dont ont besoin les personnes du Canada.
La Coalition canadienne de la santé, ainsi que ses alliés partisans des soins de santé publics, sont ravis de voir que le Comité permanent de la santé de la Chambre des communes (HESA) reconnaît le besoin de remédier la situation et qu’il a commencé, l’an dernier, à examiner soigneusement le régime national d’assurance-médicaments. Au cours de l’étude, HESA a demandé au directeur parlementaire du budget (DPB) d’élaborer un rapport sur le coût lié à la création d’un tel régime. Le rapport a été communiqué aujourd’hui et indique que des économies substantielles auraient été réalisées si nous avions mis en place un régime national d’assurance-médicaments.

Dans son mandat, le DPB devait utiliser le formulaire des médicaments du Québec pour déterminer le coût de l’accès aux médicaments pour toutes les personnes du Canada. Actuellement, le Québec offre un modèle mixe d’assurances publiques et privées couvrant les médicaments de ses habitants. Ce modèle mixe a maintenu relativement élevé le prix des médicaments au Québec. Le Québec ne tire pas profit de l’économie d’échelle car le gouvernement n’achète pas les médicaments pour toute sa population. De plus, le Québec ne bénéficie pas des bas prix des médicaments que pourrait offrir un régime public national en raison de la différence des économies d’échelle provinciales et nationales. Or, la bonne nouvelle c’est que toute estimation du coût utilisant le modèle du Québec sera le pire scénario et les Canadiens peuvent s’attendre à des prix beaucoup moins élevés dans le cadre d’un régime national.

Plusieurs pays du monde ayant des systèmes universels de soins de santé, y compris l’Angleterre et l’Australie, ont aussi des régimes solides d’assurance-médicaments permettant à tous leurs résidents d’avoir accès aux médicaments dont ils ont besoin et à coût abordable. Il est grand temps que le Canada se mette au diapason des autres pays développés et offre l’accès aux médicaments comme il offre l’accès aux services médicaux et hospitaliers, afin d’obtenir une meilleure équité en matière de santé et amélioration des résultats en santé.

Mis en place adéquatement, un régime national d’assurance-médicaments se traduirait en économies non seulement pour les personnes et les gouvernements mais aussi pour les employeurs. Les entreprises n’auront plus à élaborer des régimes compliqués d’assurance-médicaments pour leurs employés.

Un régime national à payeur unique signifierait de grosses économies pour tous, permettrait l’égalité d’accès aux médicaments dans tout le pays, et le Canada serait finalement en mesure d’offrir un système public complet de soins de santé couvrant tous les besoins des personnes, du berceau à la tombe.

La Coalition canadienne de la santé, et ses alliés, examineront de près les données de ce rapport dans les jours qui viennent.

Pour en savoir davantage :
Amélie Baillargeon, Directrice nationale, opérations et projets, 613-983-0665, amelie@healthcoalition.ca

APPUI DE NOS ALLIÉS

« Même si nous utilisons la liste des médicaments assurés du Québec, dont le régime public d’assurance-médicaments est le plus dispendieux du monde, le directeur parlementaire du budget estime que nous pourrions économiser 4,2 milliards de dollars. Il est prévu qu’un modèle plus efficace permettrait d’économiser 30 milliards de dollars par année. Sans compter les avantages de l’augmentation de l’accès, de la capacité de payer, de la sécurité, de la transparence et de la reddition de comptes dans l’ensemble de notre système de santé. Les syndicats du Canada affirment que nous n’avons pas les moyens d’attendre plus longtemps pour instaurer un régime d’assurance-médicaments applicable à tous les Canadiens et les Canadiennes. » – Hassan Yussuff, président du Congrès du travail du Canada

« Depuis des décennies, les infirmières et les infirmiers demandent la mise en œuvre d’un régime national universel d’assurance-médicaments. Nous savons que plus de 90 % des personnes au Canada appuient un tel régime. Et, maintenant, le directeur parlementaire du budget (DPB) confirme que, dans le cadre d’un régime public d’assurance-médicaments, nous réaliserions des économies substantielles dans le secteur de la santé, et que des millions de personnes de plus au Canada auraient accès aux médicaments dont elles ont besoin. Les infirmières et les infirmiers disent : le temps est venu d’agir M. Trudeau. » – Linda Silas, présidente de la Fédération canadienne des syndicats d’infirmières et d’infirmiers

« Tous les Canadiens, y compris les employeurs, bénéficieront d’un programme national d’assurance-médicaments. Un tel programme serait la prochaine étape de notre système de santé tel qu’envisagé par Tommy Douglas. » – Ken Neumann, directeur national du Syndicat des Métallos

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